Kazakhstan

La traversé du désert

Nous sommes tous, un jour ou l'autre, confronté à une traversée du désert. C'est littéralement au Kazakhstan que nous allons la vivre.

Le soleil est à peine levé quand nous mettons les voiles. Comme nous n'avons pas encore notre visa pour l'Ouzbekistan, nous devons faire un petit détour de 3500 km à travers la steppe Kazak pour faire nos demandes à l'ambassade Ouzbek à Almaty. Les premiers kilomètres pour quitter Aktau sont corrects. Ca roule. Puis, petit à petit l'asphalte disparaît sous nos roues pour laisser place à une piste. Mais pas une belle piste. Nous slalomons entre les nids de poules, ou plutôt tout le poulailler. Notre moyenne tombe à 20 km/h, mais malgré ça, nous n'échappons pas à quelques trous. La galerie à reculé de 15cm, la bavette pendouille, le pot d'échappement se décroche, le tuyau de frein fuit et quelques nouveaux bruits apparaissent. Mamie souffre.

Le paysage est surprenant. C'est étendu, désertique, sableux. Seul les animaux en libertés varient, parfois des biquettes, des vaches, des cheveaux mais surtout des chameaux et dromadaires.

Apres 15h de route, la fatigue commence à se faire sentir. Il fait nuit et on n'arrive pas à trouver la ville ou l'on doit faire de l'essence. Il n'y a plus qu'une seule piste, où les camions fendent le sable à vive allure. On doit suivre la cadence pour ne pas se faire cartonner dans se brouillard de sable éclairé par les longues portées. Notre moral est aussi bas que notre jauge d'essence, et nous ne savons pas si nous avons ou non dépassé la ville. Au loin de l'éclairage. Nous mettons cap dessus sourrire aux lèvres. Au bout de quelques minutes, les lumières se déplacent. Ce n'est qu'un train. Cette ville nous file entres les doigts. Puis quelques kilomètres plus tard, tel un oasis pour un touareg, nous voyons les néons rassurants et familiers d'une station essence. Un bonheur. Nous y passerons la nuit sous l'oeil protecteur du vigile flingue à la ceinture.

La voiture est pleine de sable, à l'exterieur comme à l'interieur, et nous constatons que nous avons mis 16h pour faire 265 km...

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Je m'en tamponne

Réveil difficile dans notre auberge de jeunesse pas toute jeune. Nous n'osons pas utiliser notre salle de bain de peur d'en ressortir plus sale. Un nid d'insectes non identifiables a même élu domicile dans le lit de Laura. Mais pour le rapport "qualité & prix" on est bon!

Nous avons déjà passé 4h la veille à la douane maritime, pour avoir "le document", qui pourrait nous faire passer la barrière où un gentil militaire nous disait, il vous faut "le document". Nous savons donc que ça va être long.

Il est 9h, quand nous pointons notre nez à la police de l'immigration. Mais déjà une foule attend. Le but de la manoeuvre est de "s'enregistrer". Nous retrouvons Mikael, qui jouait des coudes pour attraper un formulaire. Nous allons en faire des copies à la supérette du coin. Parcours du combattant pour remplir le papier en russe. Nous rejouons des coudes pour donner le document rempli et notre passeport au guichet numéro 2. S'en suit une très longue attente.

A midi, nous allons demander avec toute la soumission que l'on doit à un fonctionnaire Kazak, si notre enregistrement est fait. Il fouille dans une pile de passeport, et sort les nôtres du bas pour les mettre en haut! C'est déjà ça de gagné, mais nous ne sommes pas sortis!

Vers 17h, la masse silencieuse que nous sommes, commence à s'agiter! Les bureaux ferment dans quelques minutes, et personne ne veut remettre ça demain...

Soudain, on apprend que le préposé au tampon viens d'arriver, et en moins de 10 minutes, tout le monde se retrouve avec son document en mains: Un petit bout de papier, grand comme une carte bancaire, avec un gribouillis et LE tampon...

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Code Quantum

Une Renault 4L cosmique déréglée, nous fit passer de l'état de petits français, à celui d'immigrés au Kazakhstan.
Tout aurait été plus facile si nous avions su parler Russe. Heureusement nous sommes aidés par Mikael pour nos démarches, et qui est trilingue.
Mais Mikael voyage en vélo et ne pourra pas nous suivre jusqu'au bout. Oh Bravo...